Troubles d'apprentissage Novembre, bulletin et plan d’intervention

Novembre, bulletin et plan d’intervention

Un nouveau bulletin national pour tous
La rentrée scolaire est derrière nous, les élèves reçoivent maintenant la première de trois évaluations après avoir reçu au préalable un bulletin préliminaire non chiffré. Le nouveau bulletin national unique introduit de nouvelles orientations en évaluation et une nouvelle pondération: 20 % pour les deux premiers bulletins et 60 % pour le dernier. 

Les premiers bulletins présentés à la première et deuxième étape indiqueront les résultats en pourcentage basés sur les connaissances et compétences en fonction des évaluations réalisées au cours de l’étape. La troisième étape concerne les évaluations des apprentissages réalisées depuis la fin de la deuxième étape en plus des épreuves ministérielles obligatoires et d’un bilan des apprentissages réalisé en cours d’année. Il s’agit de la première année de l’imposition du bulletin unique qui est le même tant au public qu’au privé. La principale motivation du Ministère de l’Éducation du Loisir et du Sport (MELS) à l’introduction du bulletin national pour tous est de mieux mettre en évidence l'évaluation des connaissances des élèves plutôt que des compétences ainsi de permettre une meilleure compréhension des résultats pour les parents.

Le plan d’intervention, un outil nécessaire
Sur près d’un million d’élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire au Québec, environ 160 000 (MELS) enfants ont des besoins particuliers. Des services éducatifs seront mis en œuvre pour ces élèves afin de favoriser leur réussite scolaire.
À la suite d’une évaluation multidisciplinaire établissant le portrait des capacités et des besoins de l'élève, les parents sont invités à une rencontre avec les intervenants et professionnels de l’école, afin de procéder à la mise en œuvre d'un plan d’intervention. Les interventions ciblées jugées nécessaires selon les ressources disponibles seront consignées au PI. Un nouveau PI unique et informatisé, suggéré par le MELS, suivra désormais l’enfant, peu importe s’il change d’école ou de commission scolaire.

Quelques exemples de services établis selon les besoins de l’élève:

  • des séances avec l’orthopédagogue en classe ou à l’extérieur, seul ou en petit groupe;
  • des séances avec l’orthophoniste;
  • des séances en psychoéducation;
  • l’accès à des aides technologiques.

(Source MELS)

L’évaluation des élèves qui bénéficient de mesures d’adaptation ou de modification

Les adaptations
Un élève HDAA intégré en classe régulière au primaire et au secondaire qui bénéficie d’adaptations qui lui permettront d’être plus fonctionnel est soumis à la même évaluation que ses pairs. Le programme n’étant pas modifié, le jeune passera donc les épreuves ministérielles exigées pour accéder à la diplomation. L’élève aura accès à ses mesures d’adaptation, si elles figurent au PI depuis plusieurs années, indiquant la façon dont l’élève fonctionne pour réussir. L’AQETA estime primordial de tenir compte des besoins et capacités de l'élève dans les situations d'apprentissage tout comme dans les situations d'évaluation pour qu'il puisse continuer à progresser. Un jeune avec un TA sera donc en mesure de compléter ses études primaires et secondaires et se diriger vers des études postsecondaires avec un parcours qui tient en compte ses besoins.
 
Les modifications
Les élèves dont l'analyse de la situation conduit à mettre en place des mesures de différentiation pédagogique de l'ordre de la modification, et ce de manière continue ou permanente ne pourront accéder à la diplomation au secondaire. Le programme d’étude est modifié lorsque le PI indique l’impossibilité pour le jeune, malgré des mesures d’adaptation, de répondre à ces exigences à l’instar de ses pairs.

Compte tenu des conséquences, principalement, concernant le diplôme d'études secondaire, passeport pour les études postsecondaires, ces mesures de modification doivent être appliquées avec le consentement de plusieurs intervenants, dont les parents. On peut craindre un nivellement par le bas, par exemple modifier une tâche alors que l'élève a simplement besoin de flexibilité pédagogique ou d'adaptation. Les parents devront donc s’assurer que cette mesure est inévitable et qu’il n’est pas possible, selon l'analyse de la situation de l'élève, d’envisager d’autres options.

Exemples de modifications:

  • Donner des questions d’évaluations à l’avance lors d’une tâche de compréhension de texte;
  • Soutenir l’élève en posant des questions indicatives, en clarifiant les questions, en faisant des suggestions qui orientent les réponses, en corrigeant les fautes et en apportant des changements aux réponses de l’élève.

C’est lorsque les modifications indiquent un changement dans la façon d’évaluer la matière enseignée, qu’il devient impossible de démontrer le développement de la compétence, que l’évaluation n’a plus la même valeur. Au bulletin, une précision doit mentionner que les exigences du programme d’étude ont été modifiées pour cet élève. Cette démarche plutôt exceptionnelle a une incidence sur la sanction des études. (Instruction annuelle 2011-2012 MELS).

À savoir
Bulletin ou pas, évaluation ou pas, diagnostic ou pas, votre enfant peut et doit recevoir des services dès que l’on identifie certaines difficultés. Certaines mesures peuvent tarder avant de se mettre en place ou seront insuffisantes selon la disponibilité des ressources dans les écoles. Des services peuvent être dispensés par l’entremise du système de santé. L’attente là aussi étant parfois longue, plusieurs parents se tournent vers le secteur privé. Plusieurs services sont assurés par certaines assurances privées. Il est important de noter que ces secteurs d’activité sont souvent engorgés tant dans le secteur public que le secteur privé.
Association québécoise des troubles d'apprentissage

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